Stéphane Morin. Essayiste, expert en politiques publiques
Ancien conseiller d’un président de groupe parlementaire du Sénat, l’auteur s’exprime ici à titre strictement personnel.
« C’est une victoire historique et une étape majeure qui est franchie avec la constitution pour la première fois d’un groupe au Sénat. »
Marine Le Pen, 27 septembre 2026
Si le scrutin sénatorial du 27 septembre ne bouleverse pas les équilibres du Palais du Luxembourg, il change la nature de la présence du parti à la flamme dans les institutions. Le Rassemblement National peut désormais prétendre à gouverner sans que son absence du Sénat constitue encore une singularité. Le « plafond de verre sénatorial » vient de voler en éclats.
Neuf nouveaux sénateurs RN rejoignent Aymeric Durox, Joshua Hochart et Christopher Szczurek, élus en 2023. Le parti compte ainsi douze sénateurs en propre. Laurent Castillo et Gaëlle Frontoni, élus sous l’étiquette de l’Union des droites pour la République dans les Alpes-Maritimes, s’y ajoutent, tout comme Sylvie Goy-Chavent, réélue dans l’Ain, qui a annoncé son ralliement à l’UDR et au futur groupe. Le premier périmètre atteint donc quinze élus et d’autres rapprochements sont encore évoqués. Le seuil de dix fixé par le Règlement du Sénat est franchi sans dépendre des alliés.
L’arithmétique demeure pourtant modeste. Une quinzaine de sénateurs dans une assemblée de 348 membres ne bouleverse ni sa majorité ni ses équilibres. Mais est-ce vraiment là que se situait l’enjeu du scrutin du 27 septembre ? Que change, pour un parti en lice pour la présidence de la République et l’exercice réel du pouvoir, le fait de disposer pour la première fois d’un groupe organisé dans la Chambre Haute, qui représente constitutionnellement les collectivités territoriales ? Que peut peser une formation très minoritaire dès lors qu’elle possède une présidence, des moyens propres, une place dans les instances du Sénat et les instruments d’action reconnus aux groupes politiques ? Et surtout, que signifie cette implantation pour un mouvement qui, s’il accédait demain à l’Elysée, devrait gouverner avec un Sénat qu’une victoire présidentielle ne recomposerait pas ?
La question dépasse les quinze sièges. Elle touche à la transformation d’une force électorale en force institutionnelle, à sa capacité de s’inscrire dans la durée, de travailler dans une assemblée régie par des usages et des rapports de forces lui sont encore largement étrangers, d’agréger au-delà de son camp et de construire les compromis que l’exercice du pouvoir exigerait. Le 27 septembre, le RN n’a pas conquis le Sénat. Il a franchi un seuil. Cela ne préjuge en rien de la présidentielle, mais cela ajoute une étape à son institutionnalisation. Reste à savoir ce qu’il fera de cette nouvelle position.
Le Sénat comme épreuve territoriale
Le scrutin répond à une question que les résultats nationaux ne tranchent pas encore. Jusqu’où un parti puissant dans l’électorat est-il capable de convertir cette puissance en relations avec les élus des territoires ? Les grands électeurs, très majoritairement issus des conseils municipaux, ne forment pas un échantillon réduit du corps électoral. Ils appartiennent à un monde politique spécifique, façonné par la commune, l’intercommunalité, le département, les associations d’élus et des relations personnelles construites sur la durée.
Une sénatoriale mesure donc autre chose qu’une législative. La force d’une étiquette compte, sans suffire. Il faut être connu, reçu, jugé crédible sur les questions locales et capable de parler à des élus qui ne partagent pas nécessairement la même appartenance partisane. Le secret du vote élargit encore cet espace. Un maire sans étiquette, un conseiller municipal classé divers droite ou un élu de centre droit peut écouter un candidat RN, partager avec lui une lecture d’un dossier local et voter pourtant pour une autre liste. L’inverse est également possible. L’idée d’un vote caché décrit peut-être un phénomène, elle n’explique jamais rien automatiquement.
Les trois sénateurs élus en 2023 avaient déjà montré la singularité de cette élection. Christopher Szczurek dans le Pas-de-Calais, Joshua Hochart dans le Nord et Aymeric Durox en Seine-et-Marne avaient obtenu des résultats supérieurs à ce que le seul décompte des élus du RN permettait d’anticiper. L’expérience avait imposé une leçon simple. Au Sénat, la notoriété nationale ne remplace pas la relation personnelle. Rencontrer un maire, revenir le voir, connaître son intercommunalité, ses contraintes budgétaires et ses difficultés d’accès aux services publics, ce n’est pas un supplément de campagne. C’est souvent la campagne elle-même.
C’est précisément ce que le Rassemblement National a cherché à organiser dès septembre 2025. Lorsque le bureau exécutif a fixé l’objectif de constituer un groupe au Sénat, Ludovic Pajot a été chargé de préparer le scrutin suffisamment tôt pour que les investitures, la formation des candidats et le travail auprès des élus locaux précèdent de plusieurs mois l’élection sénatoriale.
Les municipales de mars 2026 devenaient le premier étage de la fusée. Elles permettaient de multiplier les contacts, d’installer des élus dans les conseils et de disposer, dès le printemps, d’interlocuteurs connus dans davantage de communes.
Cette stratégie ne produisait aucune garantie. Un conseiller municipal RN n’emporte avec lui ni son maire ni les autres membres de son conseil, et une liste soutenue en mars aux municipales n’oblige personne six mois plus tard. Mais la démarche modifie le champ des possibles. Elle crée des relations, une connaissance réciproque et parfois de la confiance. Dans une élection indirecte où quelques dizaines de voix peuvent décider d’un siège, cette infrastructure relationnelle devient une ressource politique.
La Gironde, cas d’école
L’élection d’Edwige Diaz donne de cette mécanique sa démonstration la plus nette. La proportionnelle et les six sièges à pourvoir ouvraient une possibilité, sans rendre l’élection mécanique. En 2020, dans le même département et selon le même mode de scrutin, la liste conduite par Edwige Diaz avait obtenu 79 voix et 2,34% des suffrages exprimés. Six ans plus tard, elle recueille 709 voix, soit 19,63%, et obtient un siège. Le nombre de suffrages est multiplié par près de neuf !
La comparaison est d’autant plus instructive que le collège électoral n’a pas connu de transformation comparable. Les inscrits passent de 3.507 à 3.743 et la participation reste voisine de celle de 2020. Le résultat ne tient donc pas à une hausse du nombre de grands électeurs. Il traduit un changement de position du RN dans l’écosystème politique girondin.
Ce changement a commencé bien avant l’été. Sous l’impulsion d’Edwige Diaz, le RN a présenté 55 listes aux municipales de mars 2026 en Gironde, et est passé d’une présence limitée à environ 180 élus municipaux. Ce maillage a fourni des voix au collège électoral, mais son effet le plus important se trouve ailleurs. Il a multiplié les interlocuteurs, créé des équipes, ouvert l’accès à des maires et installé des relations politiques dans des territoires où le RN n’était jusqu’alors perçu qu’à travers les élections nationales.
La campagne sénatoriale a ensuite converti ce capital territorial en suffrages grâce à un travail mené tout l’été, commune après commune et parfois jusqu’au porte-à-porte auprès des élus, afin d’élargir très au-delà du seul socle partisan immédiatement identifiable. Les 709 voix montrent que cette conversion a eu lieu. Le secret du vote interdit d’en déterminer précisément l’origine, mais il est certain qu’une part importante du collège qui n’avait pas choisi la liste RN en 2020 l’a fait en 2026.
La Gironde en dit plus qu’un département où la densité d’élus proches du RN, le quotient électoral et la configuration des listes rendaient un siège beaucoup plus accessible. Elle montre ce qu’est une victoire construite. On investit tôt, on présente des listes aux municipales, on fait élire des conseillers, on entretient les contacts, on travaille les dossiers locaux, puis on mène une campagne dédiée aux grands électeurs.
Le Var relève d’une logique différente. La liste conduite par Frank Giletti obtient deux sièges, dans un département où la progression municipale du RN et l’état des rapports de forces rendaient l’objectif plus directement accessible. La Seine-Maritime surprend davantage. L’élection de Léon Levasseur élargit la géographie de la percée et prouve qu’une implantation minoritaire peut devenir efficace quand le profil du candidat, la fragmentation des listes et la proportionnelle convergent. À l’inverse, l’Aude et l’Yonne rappellent qu’un score significatif au scrutin majoritaire peut rester sans siège. Il n’existe pas de mécanique nationale unique.
L’alliance avec l’UDR se lit de la même façon. Dans les Alpes-Maritimes, Laurent Castillo et Gaëlle Frontoni sont élus, alors que le sénateur sortant ex-LR Henri Leroy, en troisième position sur la liste, ne l’est pas. Ailleurs, l’accord n’a pas suffi. L’addition de sigles ne remplace jamais l’implantation. L’UDR permet en revanche d’élargir le futur groupe et d’accueillir des élus venus d’autres traditions de droite sans exiger d’eux une adhésion au RN, comme le ralliement de Sylvie Goy-Chavent l’illustre déjà.
Du résultat à l’installation
L’élection ouvre une seconde épreuve, plus silencieuse. Il faut transformer des élus en groupe. Les nouveaux sénateurs issus de l’Assemblée nationale quittent le Palais-Bourbon, mais leurs sièges n’y disparaissent pas. Edwige Diaz, Frank Giletti, Sylvie Josserand et Manon Bouquin seront remplacés par leurs suppléants. Le mouvement est comparable au Parlement européen pour Laurent Castillo, dont le siège revient au candidat suivant disponible sur la liste de 2024. Sous réserve de la situation juridique des candidats placés avant lui, Guilhem Carayon devrait en bénéficier. La progression sénatoriale ne réduit donc pas la représentation nationale ou européenne du même espace politique.
Les premiers jours ont aussi une valeur symbolique. Selon les informations recueillies, les nouveaux sénateurs RN doivent retrouver mardi le groupe de l’Assemblée Nationale présidé par Marine Le Pen, avant un déjeuner avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Puis commencera le passage vers le Palais du Luxembourg où Aymeric Durox, Joshua Hochart et Christopher Szczurek accompagneront leurs nouveaux collègues dans une institution que, eux, pratiquent depuis trois ans.
La scène résume le moment. Les nouveaux élus ne découvriront pas seuls le Sénat. Ils y entreront derrière trois sénateurs aguerris, qui ont appris procédures, commissions, services et usages en siégeant parmi les non-inscrits. Jusqu’ici isolés, ceux-ci deviennent les passeurs d’une délégation appelée à fonctionner collectivement. Il ne s’agit plus seulement de prendre la parole ou de déposer un amendement. Il faut répartir les commissions, constituer un bureau, recruter un secrétariat, organiser le suivi des textes et assurer la continuité du travail dès l’ouverture de la session.
C’est ici que la différence entre l’Assemblée Nationale et le Sénat devient décisive. Le Palais-Bourbon compte davantage de groupes et vit sous la menace de la dissolution, si bien qu’une présidentielle peut être suivie d’élections législatives qui recomposeraient vite sa majorité. Le Sénat n’obéit pas à ce rythme. Renouvelé par moitié, il ne peut être dissous. Une victoire présidentielle ne changera donc rien, par elle-même, à sa composition. Le chef de l’Etat devra gouverner avec la Haute Assemblée telle qu’elle existe.
Un groupe qui change peu l’arithmétique et beaucoup l’action
Le futur groupe illustre un paradoxe. Il change peu les majorités, mais il change presque tout pour ses membres. Une fois le seuil de dix sénateurs exigé par le Règlement, le groupe acquiert une existence juridique et politique propre, avec un bureau, un secrétariat administratif, des moyens matériels et une représentation dans les organes du Sénat. Son président entre à la Conférence des présidents. Ses membres bénéficient d’un temps de parole structuré et d’un accès plus régulier aux questions au Gouvernement.
S’y ajoute un instrument particulièrement important pour une formation minoritaire. Chaque groupe peut obtenir une fois par année parlementaire la création d’une commission d’enquête ou d’une mission d’information. Ce droit de tirage ne donne pas de majorité, mais il permet de choisir un sujet, d’obtenir des pouvoirs d’investigation, de convoquer des auditions et de produire un rapport capable de structurer pendant des mois le débat parlementaire et médiatique. Pour un groupe d’une quinzaine de membres, son rendement institutionnel dépasse de loin son poids numérique.
Il en va de même pour les commissions permanentes. L’essentiel du travail sénatorial se joue avant la séance publique, dans l’examen des textes, les auditions, la recherche de compromis et la rédaction des amendements. La force d’un petit groupe ne se mesure pas au nombre de scrutins qu’il peut gagner seul, c’est-à-dire presque aucun. Elle tient à sa capacité de choisir les textes où investir, de produire une expertise reconnue et d’identifier les points où ses voix peuvent compter dans une majorité ponctuelle.
Tout cela suppose évidemment une organisation. Un secrétariat expérimenté, qui connaît la « maison », n’a rien d’un accessoire. Il suivra les textes, répartira les dossiers, préparera les auditions, coordonnera les amendements et entretiendra les relations avec les services du Sénat. Il sera la mémoire du groupe. Dans une chambre où la qualité juridique d’un amendement, la connaissance d’un rapport ou la confiance d’un rapporteur pèsent parfois davantage qu’une intervention spectaculaire, l’administration parlementaire devient une ressource politique.
La contrainte sera d’autant plus forte que l’ensemble réunira des sénateurs RN, UDR et peut-être d’autres élus venus de la droite. Il faudra distinguer ce qui relève d’une ligne commune d’une sensibilité propre. Le Sénat connaît depuis longtemps des groupes plus composites que ceux de l’Assemblée. Cette « plasticité » facilite l’élargissement, à condition de s’appuyer avec sérénité sur une méthode collective, une discipline sur les votes essentiels et une répartition claire des responsabilités.
De la candidate à la Présidente de la République
C’est ici que le résultat du 27 septembre prend sa signification nationale la plus intéressante.
Pour Marine Le Pen candidate, le groupe ajoute une tribune. Il complète un récit d’implantation déjà construit par les élections européennes, les législatives, les municipales, puis les sénatoriales. Il pourra servir de caisse de résonance aux thèmes nationaux dans une institution dont le parti était presque absent. Il ne faut cependant pas exagérer son effet électoral direct, car sénatoriales et présidentielle obéissent à des corps électoraux, des temporalités et des logiques sans rapport. Les sénateurs seront des relais dans la campagne présidentielle, des porte-voix des territoires que le parti entend remettre au cœur des politiques publiques.
Pour une éventuelle présidente de la République, l’intérêt serait beaucoup plus concret. Dans une chambre qu’une victoire nationale ne recomposerait pas, un groupe de quinze ou dix-sept sénateurs ne donnerait évidemment pas de majorité, mais il offrirait un point d’appui permanent, des parlementaires rompus aux procédures, une capacité de négociation et une structure apte à agréger d’autres élus au fil du temps. Un vivier de talents.
C’est le sens le plus fécond de l’idée du groupe comme réceptacle. Jusqu’ici, un sénateur souhaitant se rapprocher du RN sans rester dans son groupe d’origine n’avait guère d’autre choix que les non-inscrits, voire pourquoi pas une autre formation. Le groupe ne pourra que s’élargir, entre deux renouvellements du Sénat, et devenir un point d’agrégation pour des élus venus d’autres horizons. Cette fonction pèse plus lourd que le gain d’un ou deux sièges. Elle en fait une infrastructure de recomposition.
L’enjeu se précise encore en matière constitutionnelle. Pour une loi ordinaire, l’Assemblée Nationale peut, sous conditions, statuer définitivement après l’échec de la navette. Une révision de la Constitution relève d’une autre logique. L’article 89 impose que le même texte soit adopté par les deux assemblées. Le Sénat dispose alors d’un véritable pouvoir de blocage. Aucun groupe RN de quinze ou dix-sept membres ne l’emporterait seul, mais une majorité présidentielle aurait besoin d’un noyau sénatorial capable de préparer le texte, de négocier, et serait contraint de chercher des soutiens au-delà de ses rangs.
Le référendum renforce cette distinction. La procédure de droit commun de révision constitutionnelle suppose le vote conforme des deux chambres avant le référendum ou, pour un projet, avant une éventuelle réunion du Congrès. Le recours à l’article 11 pour réviser directement la Constitution, comme en 1962, reste une voie historiquement controversée. Lors, si une future Présidente voulait engager une réforme substantielle selon la procédure de l’article 89, le Sénat deviendrait incontournable. Le groupe ne fournirait certes pas la majorité nécessaire, mais il fournirait l’instrument politique pour tenter de la construire.
Cette asymétrie des temporalités éclaire la fonction propre du Sénat dans la Ve République. La Chambre Haute n’est pas une seconde Assemblée Nationale en plus lente. Son mode d’élection, son renouvellement partiel et la stabilité de ses groupes produisent une autre forme de légitimité. Une majorité présidentielle doit y composer avec des forces politiques héritées de plusieurs cycles municipaux et sénatoriaux que l’élection nationale ne peut effacer. Pour le RN, disposer d’un groupe revient à prendre pied dans ce temps long et à acquérir de la permanence, donc à accumuler expertise, relations et mémoire institutionnelle. Cela impose aussi une épreuve de réalité. Un parti peut vivre d’une dynamique électorale, alors qu’un groupe doit produire chaque semaine des positions, des amendements, des compromis et des votes cohérents. Le Sénat devient alors moins un trophée qu’un test d’organisation.
Le vrai changement du 27 septembre tient moins au nombre qu’à l’inscription dans la durée. Le Rassemblement National n’avait pas besoin du Sénat pour démontrer, presque prouver, son poids électoral national. Il avait besoin d’y disposer d’une organisation pour compléter sa présence dans les institutions. Le scrutin lui donne désormais un noyau, des droits, des moyens et une capacité d’agrégation. Il doit maintenant apprendre une maison qui ne bat ni au rythme de la présidentielle ni selon les réflexes du Palais-Bourbon.
Ce résultat n’est pas tombé du ciel. Il a été préparé, méthodiquement, dès septembre 2025, et par Ludovic Pajot et les sénateurs de 2023, à qui il faut rendre hommage, pour avoir compris avant les autres qu’une sénatoriale se gagnait des mois à l’avance, mairie après mairie, poignée de main après poignée de main. Des investitures anticipées, des candidats formés, des élus locaux approchés bien avant l’été. C’est cette patience d’artisan, besogneuse, méticuleuse, dans une élection que tout le monde disait fermée, qui a fait sauter le verrou du Palais du Luxembourg.
Le plus dur commence pourtant maintenant, et cette épreuve sera moins spectaculaire que l’élection elle-même. Entrer au Sénat, c’était une épreuve d’endurance. Y peser relèvera de l’épreuve de vérité. Des amendements irréprochables, des textes maîtrisés, des alliances tenues, une discipline collective. Le 27 septembre a clos la question de l’entrée. Il ouvre celle, plus difficile, de l’installation et de la bataille des idées. A ces quinze sénateurs, désormais, de prouver que, comme dans les assemblées qu’il a rejoint, le RN et ses élus savent aussi travailler.
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