Invité sur CNews vendredi et samedi, lors de la visite du pape Léon XIV en France, le cofondateur de La Nouvelle Revue Politique Radouan Kourak a salué la ferveur des jeunes au Stade de France puis celle des fidèles réunis place de la Concorde. Le président du groupe InterVision y voit le signe d’un attachement toujours vivant aux racines chrétiennes du pays, qu’il revendique lui-même en tant que Français issu de l’immigration arabo-musulmane.

Deux soirées, deux images marquantes pour Radouan Kourak. Vendredi, celle de milliers de jeunes réunis autour de Léon XIV au Stade de France. Samedi, celle de la foule venue assister à la messe célébrée par le pape place de la Concorde et sur les Champs-Élysées. Invité de Thierry Cabanes sur CNews pendant ces deux journées, l’entrepreneur et président du groupe InterVision a vu dans cette mobilisation bien davantage qu’un accueil populaire réservé au souverain pontife : l’expression d’une France qui continue de se reconnaître dans son histoire chrétienne.

« Le catholicisme n’est pas simplement un héritage, mais le christianisme français est bel et bien vivant », affirmait-il vendredi soir, alors que se déroulait la veillée du Stade de France. Radouan Kourak ne nie pas le recul de la pratique religieuse au fil des décennies. Il estime toutefois que la présence des jeunes et la progression des demandes de baptême invitent à regarder aussi ce qui renaît. Derrière l’intérêt pour la foi, il perçoit une recherche de spiritualité, de sens et de continuité avec l’histoire du pays.

Un héritage revendiqué au-delà des origines

Le lendemain, après la messe de la Concorde, son propos a pris une dimension plus personnelle. « Moi, je suis issu de l’immigration arabo-musulmane, et moi, je m’inscris pleinement dans cet héritage catholique », a-t-il déclaré sur le plateau. Pour Radouan Kourak, les racines chrétiennes de la France appartiennent à son histoire nationale. Elles peuvent donc être reconnues et respectées par des Français de toutes origines, quelle que soit leur foi.

« Je crois que ce n’est pas une offense que de rappeler que la France a été bâtie par le catholicisme », a-t-il poursuivi. Son intervention défend une idée simple : accueillir cette histoire commune peut nourrir le sentiment d’appartenance à la France. Il a posé la question à sa manière, avec la franchise qui caractérise ses prises de parole : « Que serait la France sans l’héritage catholique aujourd’hui ? Eh bien, je ne pense pas grand-chose. »

C’est aussi ce regard qui lui a fait retenir la diversité de la foule venue voir Léon XIV. « Aujourd’hui, j’ai vu une seule France, une France diverse, une France plurielle. Des Français de toutes origines, de tout âge », a-t-il raconté. Il a décrit un moment où des parcours différents pouvaient se retrouver autour d’un même symbole. « Et ça, c’était beau », a-t-il résumé.

La foi comme force de rassemblement

Radouan Kourak a donné une portée politique à cette image en contestant le discours de La France insoumise sur la diversité. Avec une provocation assumée, il a estimé qu’il y avait « bien plus de diversité » parmi les personnes venues voir le pape qu’à un meeting du mouvement. La formule a fait réagir Thierry Cabanes, qui y a vu une « punchline ». Au-delà de la pique, le journaliste a voulu défendre sa vision d’une France plurielle capable de se rassembler sans renoncer à son histoire.

Il a également insisté sur la portée du message de Léon XIV. À ses yeux, le pape, qui avait rappelé à l’Élysée les racines chrétiennes du pays, s’est adressé à l’ensemble de la nation. Radouan Kourak a notamment relevé sa prière pour la concorde, pour les familles, pour les plus pauvres et pour des dirigeants soucieux du bien commun. Il y voit une invitation à considérer ce qui unit les Français et ce qu’ils souhaitent transmettre.

« Moi, je crois que tout le monde aime la France », a-t-il répondu à Thierry Cabanes, qui évoquait l’atmosphère de joie entourant la visite. « Il faut simplement des symboles, des choses pour rassembler les Français. Et je crois que la religion peut être une de ces choses. » De la jeunesse réunie vendredi à Saint-Denis à la foule de samedi à Paris, Radouan Kourak retient ainsi la même image : celle de Français différents, fiers de partager une histoire dont le christianisme demeure, selon lui, une part essentielle.


Radouan Kourak

Directeur du développement de la Nouvelle Revue Politique

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