Par Yves d’Amécourt – Vice-Président de Nouvelle Energie – 19 octobre 2026

Et puis un jour, les masques tombent. Les discours ne suffisent plus à dissimuler les actes. La politique, dépouillée de ses artifices, révèle ce qu’elle est devenue : un immense jeu de la patate chaude, dans lequel chacun s’efforce de transmettre à son voisin la responsabilité de ce qu’il a lui-même contribué à provoquer.

Il y a deux semaines, on brûlait des collèges et des lycées. Ce week-end, la France s’est de nouveau embrasée. Des commerces pillés, des mairies et des bâtiments publics attaqués, des policiers blessés, des centres-villes dévastés. Derrière ces vitrines brisées, il y a des commerçants, des salariés, des familles. Derrière ces bâtiments publics attaqués, il y a la République, notre maison commune. Et derrière ces violences, il y a une question que chacun semble vouloir éviter.

Mais qui est responsable ? Personne, naturellement !

Jean-Luc Mélenchon, d’abord. Le chef de La France insoumise cultive depuis des années une conception singulière de la démocratie : la légitimité ne procéderait plus seulement des urnes, mais aussi de la rue, pourvu que celle-ci lui donne raison. Il appelle à la mobilisation, dénonce les institutions, conteste la légitimité de ceux qui les représentent, puis se présente en défenseur du peuple et en recours démocratique.

Pour comprendre la place prise par La France insoumise dans cette crise, il faut revenir à son origine. Tout commence le 17 septembre, au lycée Saint-Exupéry de Créteil. Des enseignants dénoncent le manque de personnel et de moyens. Les élèves se mobilisent à leur tour. Une revendication locale, concrète, qui a d’ailleurs trouvé rapidement une réponse auprès de l’Éducation nationale.

Mais très vite, le mouvement prend une dimension politique. Louis Boyard et Clémence Guetté, députés insoumis du Val-de-Marne, se rendent sur place le 23 septembre. Les vidéos circulent sur les réseaux sociaux. Le 25 septembre, Louis Boyard appelle publiquement à l’extension du mouvement lycéen. D’autres députés et élus de La France insoumise apparaissent ensuite devant les établissements bloqués, apportant leur soutien aux manifestants et contribuant à donner à cette mobilisation une audience nationale.[1]

Ce n’est pas une interprétation : Jean-Luc Mélenchon lui-même, dans un billet publié le 3 octobre sur son propre site, revendique l’implication de son mouvement. Il explique que les insoumis sont nombreux et organisés dans les territoires où la contestation est née, décrit le déploiement de leurs élus et militants devant les lycées, puis se félicite de l’élargissement de la mobilisation aux étudiants, aux syndicats enseignants et aux organisations de salariés.[2]

Le mouvement change alors de dimension. Aux revendications initiales des lycéens viennent s’ajouter celles des étudiants, des syndicats, des salariés et des Gilets jaunes. La convergence des luttes, espérée par les uns, redoutée par les autres, devient le mot d’ordre d’une contestation nationale.

Les difficultés des établissements sont réelles. Des solutions étaient en passe d’être trouvées, établissement par établissement, région par région. La France insoumise a soufflé sur les braise, a jeté de l’huile sur le feu, et a participé à la propagation de l’incendie, bien au-delà des Lycées.

Plus étonnant encore, certains élus LFI participent à ces mobilisations en arborant leur écharpe tricolore. Or cette écharpe n’est pas celle d’un parti. Elle est l’insigne d’un mandat républicain. Le maire représente sa commune et, dans certaines fonctions, l’État ; le député représente la Nation tout entière. Certes, un élu ne perd pas sa liberté d’expression en revêtant son écharpe. Mais lorsque les symboles de la République apparaissent sur des barricades dressées contre ses institutions, une question se pose : où finit l’expression d’une conviction partisane et où commence la confusion entre le mandat confié par les citoyens et le combat politique de celui qui l’exerce ?

Où s’arrête le soutien à une revendication légitime et où commence son instrumentalisation politique ? Lorsque des élus encouragent l’extension des blocages, participent à leur médiatisation et revendiquent ensuite la convergence des mobilisations, ils prennent part à une dynamique dont ils doivent aussi accepter de discuter les conséquences.

Cette manière de faire me rappelle un autre agitateur politique : Benito Mussolini.

Avant de devenir le Duce, Mussolini fut un militant socialiste révolutionnaire, directeur du journal Avanti!, tribun de la contestation et adversaire de l’ordre établi. Après sa rupture avec le socialisme en 1914, il développa un mouvement nationaliste qui fit de l’agitation, de la mobilisation des foules et de l’affrontement politique des instruments de conquête du pouvoir. Les circonstances historiques, les idéologies et les méthodes ne sont évidemment pas identiques. Mais cette trajectoire invite à s’interroger sur la tentation de transformer la colère populaire en instrument de conquête personnelle du pouvoir.[3]

Pour ma part, je souhaite que la comparaison s’arrête en 1922, à la veille de l’arrivée de Mussolini au pouvoir. Car je souhaite, précisément, que Jean-Luc Mélenchon n’accède jamais au pouvoir.

Il y a d’ailleurs quelque ironie à voir Clémence Guetté publier un livre intitulé Pour une politique de l’amitié, alors que les méthodes de La France insoumise, sa difficulté à accepter la contradiction et ses ruptures avec ceux qui s’écartent de la ligne du chef semblent si éloignées de cette belle ambition. L’amitié suppose le respect de l’autre, y compris lorsqu’il pense différemment. La démocratie aussi. Entre le titre du livre et les pratiques politiques que l’on peut observer, il y a parfois tout un monde ![4]

Voilà une première patate chaude : contester l’autorité de l’État, encourager la mobilisation, puis rejeter sur les institutions la responsabilité des désordres.

Vient ensuite Emmanuel Macron. En 2017, il voulait tout incarner. Tout décider. Tout réformer. Il était Jupiter, le président vertical, le maître des horloges. Il choisissait ses ministres, fixait les orientations, distribuait les bons et les mauvais points. Le gouvernement exécutait, le Parlement suivait, et la France devait admirer. Neuf ans plus tard, quelle métamorphose !

Face aux violences de ce week-end, le président demande des comptes à son gouvernement. Il pointe les défaillances d’anticipation et de renseignement. Son ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, propose sa démission. Emmanuel Macron la refuse, invoquant la nécessaire continuité du commandement des forces de l’ordre.[5]

On peut comprendre ce souci de continuité. Mais on peut aussi s’interroger sur cette étrange conception de la responsabilité : lorsque tout va bien, les succès remontent à l’Élysée ; lorsque tout va mal, les fautes redescendent vers les ministères.

Le président qui avait voulu concentrer tous les pouvoirs semble découvrir les vertus de leur délégation au moment précis où il faudrait en assumer les conséquences.

Il y a quelque chose de saisissant dans ce renversement. Nous avions, en 2017, un chef qui prétendait guider le peuple. Nous découvrons, en 2026, un président qui semble attendre que les événements, les circonstances et les mouvements d’opinion lui indiquent le chemin.

D’un chef guidant le peuple, nous sommes passés à un peuple guidant le chef. Mais, dans les deux cas, où est passée la responsabilité ? Voilà la deuxième patate chaude : avoir voulu tout décider, puis demander aux autres de répondre de tout.

Et voici l’énergie. Emmanuel Macron dit comprendre la souffrance des Français, étranglés par le prix des carburants, de l’électricité et, plus généralement, par la vie chère. Il a raison de s’en préoccuper. Mais comment ne pas s’étonner de cette compassion qui oublie si commodément les décisions de celui qui l’exprime ?

Qui a mis en œuvre la fermeture de Fessenheim, privant la France de deux réacteurs nucléaires encore capables de produire une électricité pilotable et largement décarbonée ? Qui a poursuivi une politique de soutien massif aux énergies renouvelables intermittentes, sans toujours mesurer le coût complet de leur intégration dans notre système électrique ?[6]

Certes, les prix de l’énergie dépendent aussi des marchés internationaux, de la fiscalité, des réseaux et des choix européens. Mais gouverner, c’est précisément anticiper les crises, préserver les marges de manœuvre et mesurer les conséquences à long terme de ses décisions.

Qui aurait pu prévoir, si ce n’est le Chef de l’Etat ? Une politique énergétique ne se juge pas à la beauté de ses intentions, mais à sa capacité à fournir durablement une énergie abondante, disponible et compétitive.

Et voici que le président s’envole vers le Moyen-Orient, alors que la France doit sécuriser ses approvisionnements en hydrocarbures. Il part à la rencontre de pays producteurs étrangers dont notre économie demeure dépendante.

Quelle ironie ! Car c’est sous son premier quinquennat qu’a été promulguée la loi du 30 décembre 2017 mettant fin à l’octroi de nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures et organisant l’arrêt progressif de leur exploitation en France. Au nom de la transition écologique, nous avons choisi de renoncer à développer nos propres ressources, notamment gazières, tout en continuant à consommer des hydrocarbures importés.[7] Nous avons ainsi accepté de déplacer une partie des emplois, de la valeur ajoutée et des émissions liés à leur production, plutôt que d’affronter lucidement la question de notre souveraineté énergétique.

Il ne s’agit pas de prétendre que notre sous-sol pourrait couvrir tous nos besoins. Nous avons tout de même au moins 30 ans de réserve de gaz ! Il s’agit de poser une question de bon sens : pourquoi s’interdire par principe d’examiner les ressources dont nous disposons, pour ensuite demander à d’autres pays de nous vendre les leurs ?

Voilà la troisième patate chaude : avoir contribué à organiser notre dépendance, puis invoquer les circonstances internationales pour en expliquer les conséquences.

Et puisque nous parlons de responsabilité, comment ne pas évoquer Amélie de Montchalin ?

Hier ministre chargée des Comptes publics, participant à la construction et à la défense du budget de l’État, la voici aujourd’hui première présidente de la Cour des comptes, chargée d’en apprécier la gestion et d’alerter sur ses dérives.

Elle sonne désormais l’alarme sur l’endettement de la France. La charge des intérêts de notre dette approche les 80 milliards d’euros en 2026 et pourrait atteindre 100 milliards à l’horizon 2030. Elle met en garde contre les budgets qui continueraient à aggraver notre situation financière.[8]

Elle a raison de rappeler la gravité de cette situation. Mais comment ne pas s’interroger sur cette curieuse circulation des responsabilités ?

Car Amélie de Montchalin a elle-même participé, comme ministre, à la préparation du budget 2026. Elle n’est évidemment pas responsable, à elle seule, de décennies de déficits. Elle n’a pas davantage construit le projet de budget 2027. Et les mécanismes de déport mis en place à la Cour des comptes doivent être pris en considération.

Il n’en demeure pas moins que cette succession de fonctions illustre une originalité française : quand ceux qui ont participé aux décisions se retrouvent, quelques mois plus tard, dans les institutions chargées d’en apprécier les résultats !

Voilà la quatrième patate chaude : avoir participé aux choix budgétaires, puis se retrouver à la tête de l’institution qui doit en examiner les conséquences.

Et puisqu’il est question de responsabilité, comment ne pas évoquer deux autres figures de la vie politique française : Édouard Philippe et Gabriel Attal ?

Les voici tous deux engagés dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, rivalisant de propositions, multipliant les diagnostics et promettant de résoudre demain les problèmes auxquels ils ont été confrontés hier.

Édouard Philippe fut Premier ministre de 2017 à 2020. C’est sous son gouvernement que fut décidée la hausse de la fiscalité sur les carburants qui contribua à déclencher la crise des Gilets jaunes. Une crise profonde, révélatrice de la fracture entre la France qui décide et celle qui travaille, se déplace et paie. Il fallut attendre que le pays s’embrase pour que le gouvernement renonce à cette augmentation. Aujourd’hui, Édouard Philippe propose de réconcilier les Français avec l’action publique. Mais pourquoi cette France des territoires, des travailleurs et des automobilistes n’a-t-elle pas été mieux entendue lorsqu’il était à Matignon ?[9]

Gabriel Attal, quant à lui, fut ministre de l’Éducation nationale, avant de devenir Premier ministre. Le voici désormais porteur de propositions pour redresser notre école, restaurer l’autorité et améliorer l’instruction. Il est vrai que son passage rue de Grenelle fut bref, à peine six mois. Mais il a aussi exercé les plus hautes responsabilités gouvernementales. Et l’on aimerait comprendre ce qui, dans les solutions qu’il présente aujourd’hui, ne pouvait être entrepris lorsqu’il disposait des moyens de l’État.[10]

Naturellement, l’exercice du pouvoir est plus difficile que la formulation de promesses. Les circonstances changent, l’expérience enseigne et chacun peut faire évoluer ses convictions. Mais il serait salutaire que ceux qui sollicitent de nouveau la confiance des Français expliquent aussi ce qu’ils ont appris de leurs décisions passées, ce qu’ils regrettent et ce qu’ils feraient autrement.

Car il ne suffit pas de quitter le gouvernement pour devenir étranger à son bilan.

Voilà la cinquième patate chaude : avoir exercé le pouvoir, puis se présenter devant les Français avec les solutions que l’on n’a pas su, pas pu ou pas voulu mettre en œuvre lorsqu’on en avait la responsabilité.

Décidément, dans notre vie politique, les solutions semblent toujours plus nombreuses après avoir quitté le pouvoir que lorsqu’on l’exerce. Dommage qu’elles arrivent si tard !

Tout cela dessine une même maladie française : la disparition de la responsabilité derrière la multiplication des discours.

Mélenchon met en cause les institutions. Macron demande des comptes à ses ministres. Les ministres invoquent les circonstances. Les circonstances renvoient aux marchés. Les marchés à la géopolitique. La Cour des comptes alerte sur des déséquilibres auxquels certains de ses dirigeants ont, auparavant, été confrontés comme décideurs. Et les anciens Premiers ministres nous expliquent aujourd’hui comment ils gouverneraient demain.

Pendant ce temps, les Français paient. Ils paient leurs factures, leurs impôts, les dégâts des émeutes, le coût des erreurs passées et celui des renoncements présents.

La responsabilité politique n’est pourtant pas une notion compliquée. Elle suppose d’assumer ses décisions, d’en reconnaître les conséquences, de corriger ses erreurs et, parfois, de savoir partir.

La liberté et la responsabilité sont indissociables. On ne peut revendiquer l’une sans accepter l’autre. C’est vrai pour le citoyen, pour l’entrepreneur, pour le maire d’une commune. Cela devrait l’être davantage encore pour le président de la République.

Il y a dans notre pays trop de pouvoirs sans responsabilité clairement identifiable, trop de responsabilités diluées dans des procédures, trop de décisions prises loin de ceux qui devront en supporter les conséquences.

Et c’est peut-être là que réside le véritable mal français : nous avons construit un système dans lequel chacun dispose d’une parcelle de pouvoir, mais où personne ne semble jamais devoir répondre de l’ensemble.

Or, la démocratie n’est pas seulement l’art de conquérir le pouvoir. Elle est d’abord l’obligation d’en répondre.

Elle suppose des institutions lisibles, des responsabilités identifiées, des contre-pouvoirs indépendants. Elle suppose aussi de faire confiance aux citoyens, aux élus locaux, aux entrepreneurs, aux familles, à tous ceux qui agissent et qui, eux, ne peuvent pas se défausser indéfiniment sur leurs voisins.

Il est temps de retrouver le sens de la subsidiarité, de rapprocher la décision de ceux qui en vivent les conséquences, de rendre aux Français la liberté d’agir et à leurs dirigeants l’obligation de rendre des comptes.

Car le pouvoir n’est pas une propriété. C’est une responsabilité confiée pour un temps.

Et lorsqu’on ne sait plus l’exercer, lorsqu’on se contente de commenter les événements que l’on aurait dû anticiper, lorsqu’on transforme chaque échec en faute des autres, il faut accepter que les citoyens en tirent les conséquences.

Il est urgent que les Français reprennent le pouvoir sur ce théâtre de Tartuffes, où chacun proclame sa vertu, dénonce les fautes de son voisin et s’exonère des siennes.

Non pour remplacer une confiscation du pouvoir par une autre, mais pour rendre à la démocratie ce qui lui donne son sens : la liberté de choisir, la capacité d’agir et le droit de demander des comptes.

En 2017, Emmanuel Macron promettait de transformer la France. En 2026, il semble surtout préoccupé de commenter ce qu’elle est devenue.

Jupiter a quitté l’Olympe. Il distribue désormais les responsabilités comme on distribue les cartes d’un jeu dont personne ne veut perdre la partie.

Et tandis que les Français contemplent les ruines de leurs centres-villes, le président s’envole vers les palais du Golfe.

La France s’enflamme, le président déguerpit.

Notes et références

[1] Sandrine Cassini, « Blocage des lycées : pour LFI, un appui au mouvement à double tranchant », Le Monde, 3 octobre 2026. L’article documente l’origine de la mobilisation au lycée Saint-Exupéry de Créteil, les interventions de Louis Boyard et de Clémence Guetté le 23 septembre et l’appel à l’extension du mouvement le 25 septembre. Voir également Le Monde, 2 octobre 2026, sur la note de la Direction du renseignement de la Préfecture de police.

[2] Jean-Luc Mélenchon, « Le 6 octobre avec et en protection de la jeunesse », billet publié sur son site personnel le 3 octobre 2026. L’auteur décrit lui-même le rôle des militants et des élus insoumis dans l’accompagnement du mouvement.

[3] Pierre Milza, Mussolini, Fayard, 1999 ; Emilio Gentile, Qu’est-ce que le fascisme ? Histoire et interprétation, Gallimard, 2004 ; Encyclopédie Larousse, notice « Benito Mussolini », partie consacrée à son parcours du socialisme au fascisme, de 1912 à 1919.

[4] Clémence Guetté, Pour une politique de l’amitié, La Découverte, 2026. Voir également ses entretiens accordés à France Inter à l’occasion de la publication de l’ouvrage.

[5] Le Monde, direct du 19 octobre 2026, « Mobilisation du 17 octobre : Emmanuel Macron a refusé la démission du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez ». Voir également l’allocution présidentielle du 18 octobre, consacrée aux violences et à la réponse de l’État.

[6] Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, dossier « Centrale nucléaire de Fessenheim ». Les deux réacteurs de 900 MW ont été définitivement arrêtés les 22 février et 30 juin 2020. La décision politique de fermeture remonte au quinquennat précédent, mais sa mise en œuvre a été confirmée sous Emmanuel Macron. Pour les coûts du système électrique, voir les travaux de RTE, notamment Futurs énergétiques 2050, et les rapports de la Commission de régulation de l’énergie sur les charges de service public.

[7] Loi n° 2017-1839 du 30 décembre 2017 mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures et portant diverses dispositions relatives à l’énergie et à l’environnement, Journal officiel du 31 décembre 2017. Cette loi interdit notamment l’octroi de nouveaux permis de recherche et organise la fin progressive de l’exploitation, sous réserve des exceptions prévues par les textes.

[8] Le Monde, 20 septembre 2026, « Budget 2027 : Amélie de Montchalin alerte sur l’état de la dette », reprenant son entretien au Parisien. Elle y évoque une charge d’intérêts proche de 80 milliards d’euros en 2026 et susceptible d’atteindre 100 milliards en 2030. Voir également le décret du 11 février 2026 la nommant première présidente de la Cour des comptes à compter du 23 février.

[9] Édouard Philippe, déclaration du 4 décembre 2018 sur les mesures relatives à la fiscalité des carburants et au mouvement des Gilets jaunes, archives de Vie publique. Voir également les documents budgétaires relatifs à la fiscalité énergétique pour 2019.

[10] Décrets relatifs à la composition des gouvernements des 20 juillet 2023 et 9 janvier 2024, Journal officiel. Gabriel Attal fut ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse du 20 juillet 2023 au 9 janvier 2024, avant de devenir Premier ministre. Voir également les annonces ministérielles de décembre 2023 relatives au « Choc des savoirs ».

Privacy Preference Center