L’année 2026 marque le cinquantenaire de la mort d’André Malraux (1901-1976). On sait déjà que la Fondation Charles de Gaulle s’attachera particulièrement à cet anniversaire, non seulement parce que le grand écrivain, résistant, ministre du général de Gaulle, est une figure majeure de l’aventure gaullienne, mais aussi parce qu’il a été le premier président de l’Institut Charles de Gaulle, devenu par la suite fondation. D’importantes publications sont attendues par ailleurs, sur lesquelles nous reviendrons le moment venu.

En guise d’introduction à cette « année Malraux » qui s’ouvre, je voudrais simplement, en guise de simple ébauche, souligner quelques traits majeurs de cette personnalité parfois controversée, qui me paraissent riches d’enseignements pour notre époque.

En premier lieu, on oublie souvent que Malraux est l’auteur de nombreux écrits politiques de toute nature, qui mériteraient d’être réunis et publiés en tant que tels, et qui expliquent un parcours beaucoup moins paradoxal qu’on ne l’imagine. Il a, notamment, exercé une grande influence à l’époque du Rassemblement du peuple français (RPF), en particulier à travers l’extraordinaire revue d’idées du mouvement, Liberté de l’esprit. C’est lui qui noue un dialogue étrange et précurseur avec James Burnham, dont naîtra un livre, aujourd’hui introuvable, The Case for de Gaulle, paru en 1948 à New York chez Random House. Burnham, auteur d’un ouvrage majeur paru en 1941, The Managerial Revolution, est un intellectuel entré en contact avec les milieux du mouvement gaulliste naissant. Selon Burnham, la structure dirigeante des États totalitaires n’est que la préfiguration d’une « révolution managériale » qui devrait à terme concerner tous les États : le développement des sciences et de la technique conduira à l’émergence d’une nouvelle classe sociale, intermédiaire entre prolétariat et bourgeoisie, les « techniciens », qui imposeront peu à peu leur pouvoir dans les rapports de production. Ces « organisateurs », « placés à la tête de ces grandes unités de pouvoir que sont la grande industrie, l’appareil gouvernemental, les organisations syndicales, les forces armées, constitueront la classe dirigeante », et ce, quels que soient les régimes politiques et économiques.

Cette vision, littéralement prophétique, ne pouvait que séduire Malraux. Burnham, qui avait travaillé pour les services secrets américains pendant la guerre, a peut-être été chargé d’approcher les milieux intellectuels et politiques français en ces débuts décisifs de la IVᵉ République. Le potentiel politique représenté par les gaullistes paraît alors considérable. Le dialogue de Burnham avec André Malraux porte sur la situation de la France et de l’Europe, et sur le rôle que pourrait y jouer le gaullisme « politique ». Les deux hommes débattent précisément du rôle de la culture dans la définition de l’Occident, qui échappe aux clivages dictés par la géographie. Burnham estime que c’est à la France de jouer le rôle central dans la création d’une fédération européenne. Malraux marque une réserve : les États européens, même petits, sont trop anciens, trop insérés dans l’Histoire pour devenir des sortes de New Jersey au sein d’une fédération abstraite et impalpable. Et il refuse toute idée d’un protectorat américain. « La vérité, conclut Burnham, est que l’Europe devrait craindre non pas l’impérialisme des États-Unis, mais plutôt leur refus d’endosser les responsabilités qui devraient aller avec leur puissance. » Pour lui, à côté des « politiques », il y a les « hrewd horsetrader » (« les marchands de chevaux roués ») qui sont toujours prêts à donner priorité au commerce et aux purs intérêts économiques dans la politique étrangère américaine. Là encore, le lecteur de 2026 appréciera la pertinence de cet échange de haute volée…

Une question demeure : comment deux personnalités aussi différentes que Malraux et de Gaulle ont-elles pu se reconnaître et s’apprécier de manière aussi saisissante ? La guerre avait mis l’homme du 18 juin au contact de personnalités venues souvent d’horizons très différents, mais aucune n’a bénéficié d’une telle proximité avec lui. Dans un passage célèbre des Mémoires d’Espoir, évoquant les premiers conseils des ministres de la Vᵉ République, le Général écrit : « En face de moi est Michel Debré. À ma droite, j’ai et j’aurai toujours André Malraux. La présence à mes côtés de cet ami génial, fervent des hautes destinées, me donne l’impression que, par là, je suis couvert du terre-à-terre. L’idée que se fait de moi cet incomparable témoin contribue à m’affermir. Je sais que, dans le débat, quand le sujet est grave, son fulgurant jugement m’aidera à dissiper les ombres. » Quand on sait que de Gaulle était lui-même « fervent des hautes destinées » et qu’il était peu porté, par nature, à rester prisonnier du « terre-à-terre », on mesure que Malraux a été pour lui une sorte d’autre lui-même, un aiguillon l’aidant à se maintenir à l’altitude requise, agissant et intervenant dans une dimension parallèle qui est celle de la culture et de l’intelligence des civilisations. Il est intéressant et significatif de constater qu’une personnalité aussi puissante et assurée de ses convictions que l’était le fondateur de la Vᵉ République jugeait, pour autant, nécessaire d’avoir à ses côtés un caractère suffisamment affirmé pour l’aider à se maintenir à la hauteur de sa charge. C’est une conception du pouvoir dont se sont éloignés la plupart des dirigeants du monde contemporain, qui sont très souvent prisonniers d’un mode de gouvernement bavard, solitaire et narcissique, entièrement soumis à la dictature du court terme. La relation qui unit Malraux et de Gaulle, comme d’ailleurs celle, très proche également mais sur un autre mode, qui unit ce dernier à Pompidou, nous rappelle que la conception gaullienne de la fonction présidentielle est à l’opposé d’un présidentialisme autoritaire, omnipotent et omniprésent, et procède même d’une certaine humilité – mais authentique et non feinte – dans l’exercice d’un pouvoir qui ne s’incline que devant le seul vrai souverain, le peuple.

Ensuite, Malraux a compris, mieux que tout autre, que l’entreprise politique de De Gaulle, engagée en 1940 et qui trouva son plein épanouissement avec la Vᵉ République, était un combat de civilisation, dans l’esprit même de sa grande œuvre, L’Espoir (1937). Le mot « espoir » est d’ailleurs un bien précieux, commun à Malraux et de Gaulle. Le combat peut être long, âpre, décourageant en de multiples circonstances : mais l’action ne doit jamais renoncer à l’espérance. Le chef de la France Libre l’avait exprimé d’ailleurs, dès 1942, dans une lettre essentielle à Roosevelt, où il exprimait la nature profondément morale, et même mystique, de son combat. Il ne s’agit pas seulement, en 1944-1945, puis en 1958, de doter la France des bonnes institutions politiques, administratives, économiques et sociales dont elle a besoin. Le véritable enjeu de tous ces efforts et de toutes ces luttes, c’est de permettre au vieux et grand pays d’être à la hauteur de son destin, et d’affronter, avec efficacité et dignité, les défis considérables que lui réserve la modernité dans un monde où sa partition reste nécessaire et attendue. De Gaulle est l’un des premiers à percevoir la crise du capitalisme qui se profile dès la fin des années soixante – crise technologique, morale et existentielle dont mai 68 ne donne, en vérité, qu’une médiocre mesure et dont l’opposition des blocs et le choc des idéologies dissimulent la profondeur et la violence. Mieux que Pompidou, qui ne mesure pas dans toute sa plénitude le sens de la « participation » voulue et portée par de Gaulle, Malraux saisit l’importance de la question sociale dans le projet gaullien. Dans un entretien avec Roger Stéphane, il l’exprimera un jour avec clarté : « C’était certainement l’une de ses obsessions. Mais il ne pouvait avoir la même optique que moi, en raison du décalage des dates de nos formations. Je ne pense pas qu’il ait connu d’une façon rigoureuse le marxisme. Pourquoi voulait-il une justice sociale ? Ce n’était pas par christianisme, ce n’était pas par justice, c’était parce qu’il pensait que la France ne pouvait redevenir la France que sur un terrain où la justice sociale existerait […] Le « nous ne ferons pas la France sur une opposition » était chez lui organique. J’ai dit déjà que le mot « rassemblement » était pour lui un mot capital, et ce qui le séparait de la pensée marxiste, ce n’était pas du tout le problème de la nationalisation des moyens de production ; il avait accepté la nationalisation, et cela lui était égal […] Pour de Gaulle, la lutte des classes existait, mais il pensait organiquement que son action ne devait pas s’inscrire dans cette optique. De même que l’idée de rassemblement eût été impensable, intolérable pour Lénine, l’idée du conflit, fût-il inévitable, était intolérable et impensable pour le général de Gaulle. » De là, l’importance du fait social dans le projet que représente, dès ses débuts, la Vᵉ République, et la volonté de « rassembler » qui inspire son incarnation politique. La « droite » française d’aujourd’hui, obsédée par les seules logiques gestionnaires, serait bien inspirée de méditer cette leçon du gaullisme, que Malraux traduit avec force et subtilité et qui trouve un écho singulier dans un monde où le culte du marché s’est substitué au pouvoir des idéologies. Pour autant, les logiques gestionnaires n’étaient nullement absentes de la République gaullienne et « malrucienne ». Bien au contraire, la souveraineté du pays supposait une économie forte, structurée, dotée de budgets équilibrés et capable de peser sur les affaires du monde. Mais il fallait à cela un État fort, actif et visionnaire.

C’est un autre trait marquant chez Malraux, et qui va bien au-delà de « l’État culturel », un État si différent de ce que sera celui de François Mitterrand et Jack Lang, et dont Marc Fumaroli lui a fait l’injuste procès. En 1975, Malraux prononça un discours important à l’Institut Charles de Gaulle à l’occasion du cinquième anniversaire de la mort du Général, évoquant la vision de l’État qui animait ce dernier : « On n’a pas fait grand-chose depuis Napoléon… sauf ne rien comprendre à un État dont on attend tout, y compris le droit au bonheur ! » Selon lui, de Gaulle voyait l’État comme un « appareil suprême et claudicant » qu’il fallait rendre puissant et efficace comme jadis les divisions blindées : « Il y voyait plus qu’un appareil, un organisme obscurément vivant et prisonnier, à délivrer de l’inertie, du conformisme, des féodalités patronales ou syndicales, des chimères – c’est-à-dire de ce qui pouvait rivaliser avec l’État. » En ce sens, la création du ministère des affaires culturelles en 1959 représenta bien plus que la constitution d’une administration conçue pour le seul épanouissement personnel d’André Malraux, ou faite pour lui donner le statut gouvernemental adéquat, comme on l’a parfois suggéré. De Gaulle et Malraux « inventent » littéralement le ministère de la Culture, comme de Gaulle et Messmer « inventent », à la même époque, le ministère des Armées. Il ne s’agit plus seulement de simples administrations, plus ou moins cohérentes, à l’unité incertaine, mais d’outils puissants au service d’une vision et d’une action ambitieuses.

Pour de Gaulle, la culture est au cœur de la démocratie, de la souveraineté, de la civilisation. C’est un domaine régalien par essence, parce qu’il engage la substance vivante de la nation. Il ne s’agit pas seulement de défendre et de promouvoir le patrimoine, ni seulement de favoriser l’accès de tous aux œuvres de l’esprit humain – même si ce seront des axes déterminants de la politique de Malraux. Dans le fond, de Gaulle voudrait mieux comprendre le « malaise des âmes », les sentiments de la jeunesse, et se faire lui-même mieux comprendre en s’adressant à elle par d’autres médiations que l’École ou l’Université. Il pressent une crise de civilisation et c’est pour s’y préparer qu’il confie à Malraux la mise en action d’une grande administration de la Culture. En mars 1968, soit au moment même où se formaient les premiers éléments de la révolte étudiante, le directeur de cabinet de Malraux, Antoine Bernard, tirait un bilan vigoureux de ces premières années. La France, écrivait-il, vit « à une époque où les grands systèmes traditionnels de valeurs sont en déclin ; pour ne parler que du plus important d’entre eux, la religion, il est évident que si celle-ci subsiste, elle tend à devenir un phénomène purement individuel. Notre société ne repose sur aucun principe supérieur, sur aucune transcendance, et la religion n’informe plus, comme jadis, la vie quotidienne. En outre, toujours comme celles qui l’ont précédée, la société de consommation secrète ses propres menaces contre l’esprit. L’élévation du niveau de vie tend à devenir une fin en soi […] On assiste à une âpre compétition de tous les instants, qui entraîne le rejet des faibles et des « improductifs ». » Pour Antoine Bernard, la société de consommation, qui offre de nouvelles, et parfois même prodigieuses ressources en matière de communication et d’échanges, ne condamne pourtant pas l’homme à devenir « un animal enfin satisfait », dès lors qu’il y trouvera « les valeurs sans lesquelles il n’y a pas d’hommes dignes de ce nom, ni de vraies civilisations ». Mais il faut pour cela un État fort, assez fort pour être soustrait aux hiérarchies sociales traditionnelles, et qui soit porté par « une puissante volonté politique ». Malraux, soutenu par de Gaulle, a compris que la traditionnelle politique dite « des beaux-arts » ne suffisait plus et qu’il fallait une politique plus volontariste, comme il le dira lui-même le 13 février 1968 : « L’homme se trouve en face du plus grand conflit de son histoire. D’une part, les grands moyens de communication des masses, au service des instincts, avec leurs puissantes techniques d’assouvissement. De l’autre, des moyens d’expression aussi étendus, pour chacun de ceux qui les appellent, au service des images de l’homme que nous ont transmis les siècles, et de celle que nous devons léguer à nos successeurs […] Le grand combat de notre siècle a commencé […], parce que la Culture est devenue l’autodéfense de la collectivité, la base de la création et l’héritage de la noblesse du monde. »

Comment ne pas voir que Malraux, artisan de l’État culturel gaullien – ce système d’« autodéfense » –, préfigure ce que nous vivons et subissons aujourd’hui de manière beaucoup plus tragique avec la globalisation, l’IA et les nouvelles formes d’aliénation du travail par les technologies, ainsi qu’avec les menaces que l’individu-roi et un multiculturalisme brutal et non maîtrisé font peser sur la cohésion de nos sociétés ? L’année Malraux devrait rappeler à tous, à la veille d’échéances politiques majeures, que le rôle de l’État dans sa dimension sociale et culturelle est essentiel, qu’il ne nous éloigne pas du régalien, contrairement à ce que nous suggère une facilité de l’esprit, mais qu’au contraire il nous y renvoie avec force. La démocratie – c’était la conviction de De Gaulle, fidèle disciple de Péguy – n’est pas seulement une affaire d’institutions, d’organisation des pouvoirs et de libertés publiques. C’est d’abord un enjeu de civilisation, face à la barbarie qui peut revêtir bien des visages dans l’ordre religieux, culturel, économique, technologique. Dès 1939, dans un ouvrage aujourd’hui oublié, Barbarians at the gate, et dont de Gaulle et Malraux avaient peut-être – qui sait ? – eu à connaître, Leonard Woolf, figure considérée du milieu intellectuel britannique, l’avait annoncé. Il jugeait que les démocraties capitalistes n’avaient développé qu’une forme de demi-civilisation : elles aspiraient à une certaine quantité de liberté, d’égalité, de tolérance et d’humanité, mais cette quantité avait des limites qui étaient celles du système capitaliste. « Elles tentent la tâche impossible de stabiliser une demi-civilisation qui contient en elle-même un principe de croissance qui, s’il n’est pas satisfait, est appelé à détruire la civilisation elle-même. »

Le 26 avril 1970, Pompidou lui-même – grand admirateur de Malraux, à qui il avait consacré un jour un recueil dans la collection des classiques Vaubourdolle (1955) –, ne tint-il pas, devant le Conseil d’État, alors qu’il était président de la République, et du vivant même de De Gaulle, ce discours saisissant :

« La conception d’où est issu tout notre droit était naguère celle d’un État fort, d’autant plus fort peut-être qu’il avait su mettre des bornes à ses interventions et limiter celles-ci aux compétences les plus caractéristiques de la Puissance publique : la Justice, la Défense, l’Ordre. Dans ces domaines, l’État exprimait seul l’intérêt général et prenait seul les décisions propres à le faire prévaloir […] Juge des relations entre un État fort et des citoyens isolés, il était inévitable et souhaitable que le Conseil d’État devînt progressivement le protecteur des libertés individuelles, et pour cela soumît l’action de l’État au respect, sous son contrôle, d’un certain nombre de principes généraux progressivement définis. Il ne saurait être question de renier l’œuvre de votre jurisprudence, ni d’en déclarer les principes périmés. La défense de l’individu doit demeurer l’une de vos préoccupations dominantes. Mais notre société et donc notre droit ont changé depuis un siècle […] L’action des pouvoirs publics ne s’adresse plus seulement à des individus isolés, mais à des groupes qui, dans la meilleure des hypothèses, n’ont de l’intérêt national qu’une vision fragmentaire, et qui, le plus souvent, n’ont d’autres préoccupations que la défense de la situation qui leur est propre ou la revendication des avantages qu’ils exigent. […] En présence d’intérêts collectifs multiples, le citoyen reste démuni et exposé aux plus graves atteintes. Dès lors, le temps n’est plus où, dans un pays tel que le nôtre, l’autorité de l’État pourrait apparaître comme une menace pour la liberté du citoyen, elle en constitue au contraire aujourd’hui la plus solide et la meilleure garantie. Depuis plus de mille ans d’ailleurs, il n’y a eu de France que parce qu’il y a eu l’État, l’État pour la rassembler, l’organiser, l’agrandir, la défendre, non seulement contre les menaces extérieures mais également contre les égoïsmes collectifs, les rivalités de groupes. Aujourd’hui plus que jamais sa force n’est pas seulement indispensable à la nation pour assurer son avenir et sa sécurité, mais aussi à l’individu pour assurer sa liberté. Je souhaite que le premier Corps de l’État, qui ne peut pas ne pas en avoir une claire conscience, continue de s’en inspirer dans ses avis comme dans ses arrêts. »

Un demi-siècle plus tard, sachant où nous en sommes arrivés, il y a là quelque matière à méditation.

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